05 août 2009

La mort est une voie sans issue

Depuis la nuit des temps, les hommes croient en une existence après la mort. Les rites funéraires sont la manifestation principale de cette croyance; ils sont apparus il y a des milliers d'années. Cette croyance est le fruit d'un désir d'immortalité, qui vient de notre instinct de survie et de notre conscience d'exister. La conscience est la faculté mentale de comprendre le monde extérieur ainsi que notre propre personne. Elle est structurée par la mémoire et l’entendement, soit l'intelligence, dont bien sûr le siège est le cerveau.

Le degré de développement du cerveau doit être suffisant. La capacité à se reconnaître dans un miroir, est considérée comme un attribut essentiel de la conscience de soi. L'enfant n'en est capable que vers 2 ans. Seuls quelques mammifères supérieurs et certains oiseaux en sont aussi capables. Le bon fonctionnement du cerveau est tout aussi déterminant. Certains traumatismes crâniens peuvent affecter la mémoire et le raisonnement jusqu'à modifier profondément la conscience d'exister, voire causer une perte de conscience, un coma.

La mort d'un animal ou d'un homme est définie par la disparition irréversible de l’activité cérébrale. Être mort, c'est comme être privé de cerveau; sans cerveau, pas d'intelligence; sans intelligence, pas de conscience; sans conscience, pas de désir d'immortalité; sans désir d'immortalité, pas de croyance en une existence après la mort. La vie après la mort ne serait donc qu'un produit du cerveau, un concept. La mort elle-même serait alors une voie sans issue.

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