07 août 2009

Caratéristiques de l'art pariétal paléolithique


L'art pariétal paléolithique, en particulier en Europe, peut être caractérisé par les observations suivantes :
  • Les oeuvres sont principalement exécutées sur les parois, les voûtes ou sur le sol des grottes. Les exemples d'oeuvres sur parois de falaises ou de rochers, en plein air, sont extrèmement rares.
  • L'ornementation des grottes commence il y a 30 000 ans lors la dernière phase glaciaire, et se termine presque subitement il y a 12 000 ans à la fin de cette période.
  • Les représentations sont essentiellement consacrées aux animaux, et dans une moindre mesure aux humains. Le monde végétal est absent; on trouve parfois la représentation d'une ligne de sol sur laquelle est posé un animal. Il n'y a jamais ni astres ni cieux. Les signes et les symboles sont abondants.
  • Les animaux les plus représentés sont les chevaux, les bisons, les aurochs, et les mammouths. On dénombre une faible proportion de carnivores, de poissons et d'oiseaux, et aussi quelques serpents et insectes. Il existe quelques animaux fabuleux ou composites, par exemple une licorne. Les animaux les plus représentés ne correspondent pas à ceux qui sont le plus chassés et consommés, typiquement le renne.
  • Les animaux sont généralement de profil, ce qui facilite leur identification. Les ramures ou encornures sont plus souvent en perspective. Quelques animaux, des têtes surtout sont vues de face. Les animaux semblent posés immobiles et flottant dans l'espace. Ils sont parfois en action : chevaux cabrés, cerfs bramant; ils sont rarement blessés ou fléchés. Certains animaux sont représentés en troupeau : cerfs, chevaux, et parfois s'affrontent : mammouths, bisons. Les superpositions sont fréquentes au point de devenir parfois des enchevêtrements difficilement lisibles.
  • Les représentations humaines sont surtout féminines. Ce sont des corps entiers ou des têtes seules. Il existe aussi quelques figures mythiques avec un corps humain et une tête d'animal. Les humains sont parfois associés ou confrontés à des animaux, le plus souvent à des bisons, aussi à des chevaux.
  • Certains symboles sont communs : les signes en paillotes, les images vulvaires, les mains négatives d'hommes, de femmes ou d'enfants. D'autres symboles sont plus localisés comme les signes tectiformes ou en forme de toit.
  • Le style des dessins est soit spécifique à une région : les bisons du Périgord et de l'Ariège de la même période sont très différents, soit commun à plusieurs époques et régions : la ligne des épaules des chevaux, ou la marque de leur robe en forme de M. Des silhouettes féminines très stylisées sont présentes sur un vaste territoire.
  • Les dessins sont réalisés avec du manganèse ou du charbon de bois pour le noir, auquel sont éventuellement ajoutées des ocres jaunes et rouges. Les fissures de la roche peuvent être utilisées comme contour. Le relief naturel de la paroi est aussi exploité. Certaines représentations sont aussi gravées ou sculptées dans la roche.
A voir ! Le diaporama des caractéristiques de l'art pariétal paléolithique.

Alain Roussot. L'art préhistorique. Éditions Sud Ouest, 2002.

05 août 2009

La mort est une voie sans issue


Depuis la nuit des temps, les hommes croient en une existence après la mort. Les rites funéraires sont la manifestation principale de cette croyance; ils sont apparus il y a des milliers d'années. Cette croyance est le fruit d'un désir d'immortalité, qui vient de notre instinct de survie et de notre conscience d'exister. La conscience est la faculté mentale de comprendre le monde extérieur ainsi que notre propre personne. Elle est structurée par la mémoire et l’entendement, soit l'intelligence, dont bien sûr le siège est le cerveau.
Le degré de développement du cerveau doit être suffisant. La capacité à se reconnaître dans un miroir, est considérée comme un attribut essentiel de la conscience de soi. L'enfant n'en est capable que vers 2 ans. Seuls quelques mammifères supérieurs et certains oiseaux en sont aussi capables. Le bon fonctionnement du cerveau est tout aussi déterminant. Certains traumatismes crâniens peuvent affecter la mémoire et le raisonnement jusqu'à modifier profondément la conscience d'exister, voire causer une perte de conscience, un coma.
La mort d'un animal ou d'un homme est définie par la disparition irréversible de l’activité cérébrale. Être mort, c'est comme être privé de cerveau; sans cerveau, pas d'intelligence; sans intelligence, pas de conscience; sans conscience, pas de désir d'immortalité; sans désir d'immortalité, pas de croyance en une existence après la mort. La vie après la mort ne serait donc qu'un produit du cerveau, un concept. La mort elle-même serait alors une voie sans issue.

27 juillet 2009

Double double

ε (epsilon) de la Lyre est un système d'étoiles quadruple remarquable situé à 162 années-lumière. Les deux couples sont séparés de 10 000 ua, et tournent l'un autour de l'autre en plusieurs centaines de milliers d'années. Chaque étoile est séparée de son double de 140 ua, et elles tournent l'une autour de l'autre en plusieurs centaines d'années. Les quatre étoiles sont similaires, blanches environ deux fois plus massives que le Soleil.

Ouvrir la digue


Au cours de l'année, le niveau de la Garonne monte de plusieurs mètres à certains endroits. Des digues permettent alors de canaliser son flux. Mais la pression exercée par le fleuve sur ces digues peut causer leur rupture. Le fleuve s'engouffre alors dans la brèche avec force, jusqu'à créer un affluent le temps de la crue, et causer des dégâts importants. À Couthures-sur-Garonne, lorsque le niveau atteint 8m au dessus du niveau normal, la digue est ouverte en aval pour créer une crue contrôlée dans les champs et dans le village. On laisse alors monter le niveau de l'eau qui applique une contre-pression sur l'autre côté de la digue et diminue ainsi les risques de rupture.

Voir la maquette de Couthures en crue et le scènovision des Gens de Garonne.