22 janvier 2017

Jeu de lignes et de couleurs dans la neige

La neige est partout présente dans ce paysage hivernal, pourtant éclatant de couleurs grâce aux lignes qui le découpent.

La ligne horizontale centrale partage le tableau en deux parties égales. La transition est harmonieuse, grâce au dégradé des couleurs, du rouge vers le bleu en passant par le mauve.

Le premier plan, dans la moitié basse du tableau, est le point de vue de l'artiste. Il est en surplomb par rapport à l'arrière-plan, dans la moitié haute.

Les lignes du premier plan convergent en un point situé à l'intersection de la ligne horizontale centrale et de la ligne verticale du troisième tiers. Le dynamisme de la composition, renforcé par l'opposition des rouges qui encadrent les verts, donne une impression de fuite en avant.

Le paysage au loin est séparé en deux parties par la ligne presque horizontale du premier tiers. Le bleu pâle du ciel, plus foncé dans les montagnes, contraste doucement avec le jaune pâle et les blancs colorés de la neige. Les lignes parallèles à l'horizon et légèrement inclinées donnent à l'arrière-plan une impression de sérénité.

Image : Edvard Munch. Paysage de neige, Thuringe [a], 1906.

Se marier, c'est un peu comme tirer à pile ou face

  • Près d'un mariage sur 2 se terminent par un divorce (44%).
  • Le taux de divorce est le plus élevé après 5 ans de mariage (2,5%).
  • La durée moyenne de mariage au moment du divorce est de 15 ans.
  • Les deux principales causes du divorce sont l'infidélité (27%) et la violence (17%).
  • L'infidélité est plus le fait de l'homme (75%) que de la femme (25%).
  • La violence physique ou psychologique est presque autant le fait de l'homme (60%) que de la femme (40%).
  • Les divorces sont le plus souvent demandés par la femme (93%).

Sources :
Divorces en 2014, insee.fr.
Divorce - Causes, en.wikipedia.org.

25 octobre 2016

L'hominidé dans les hauteurs

J'écris la nuit quand le vieil hominidé
grimpe vers la plus haute branche du cerveau

et se tapit là sur une fourche feuillue
écoutant les grognements de la nuit en bas ...

le cœur plus rapide que les grands félins de la savane.
Il est content que je sois civilisé et vive en intérieur,

loin des crocs et des griffes. Content que ma tuyauterie
fonctionne, le distributeur de PQ bien rempli,

pour qu'il n'ait pas à chier du haut d'une branche.
Et, bien qu'il adore se percher avec les oiseaux,

bercé par la vent, murmurant par la bouche
des feuilles, il apprécie aussi que les oiseaux servent

à rembourrer les oreillers les plus moelleux
où il peut poser sa tête et rêver. Les rêves

sont aussi rares que les points d'eau, d'où il vient,
un œil toujours ouvert en cas de danger, l'autre

à cause de la faim. C'est sûr, nous sommes parents : la vieille bête
en moi a le sommeil léger et dort à peine.

Je me réveille souvent, et je le regarde se gratter
avec une brindille qu'on pourrait prendre pour un crayon,

ou asticoter une colonne de fourmis, au clair de lune, qui
ressemble à cette ébauche de pentamètre.

Certaines nuits, on se retrouve presque sur une croisée de branches
où il choisit le silence, et moi, ce discours.


Sources :
Texte original : Neil Shepard. Hominid up, Hominid up, 7/2015.
Traduction : Michel Corne. L'hominidé dans les hauteurs, 10/2016. Lire les textes en parallèle et les notes de traduction.
Image : André Gill. Caricature of Charles Darwin as a monkey on the cover of La Petite Lune, 1878.